A la conquête de la Rainbow mountain

Située dans la cordillère des Andes et devenue depuis peu un lieu incontournable de la région de Cusco, la Rainbow Mountain, également appelée Vinicunca en Quechua est un phénomène naturel unique au monde. Un endroit bien gardé secret qui est apparu en raison du réchauffement climatique. A l’origine cette montagne était complètement recouverte de neige. Préservée du tourisme de masse, ce n’est que depuis 2015 qu’elle est devenue «facilement» accessible. En effet, hors des sentiers battus et en raison de son altitude très élevée, elle n’était aperçue qu’au cours du trek de l’Ausangate d’une durée de plusieurs jours. En raison de sa popularité grandissante, des excursions sur la journée ont été organisées pour la rejoindre. Néanmoins le trek reste très difficile.

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Comment y accéder ?

Le trek se reserve depuis Cusco, toutes les agences le propose il n’est pas difficile de le trouver cependant il faut veiller à prendre une agence correcte afin de le réaliser dans les meilleurs conditions. Le départ de Cusco se fait aux alentours de 4h du matin pour un retour vers 19h, une journée bien remplie et plutôt fatigante. Environ 3h de route nous attendent et on est loin de se croire sur l’autoroute ! En effet, tout au long du trajet on se demande si le bus ne va pas finir par tomber dans un ravin tellement la route est raide, étroite et biscornue. Un arrêt petit déjeuner est prévu par l’agence, mais il nous est conseillé de manger très léger.

Aux alentours de 8h nous sommes prêts à affronter cette montagne aux airs arc en ciel. Au programme : 3h de montée et 2h de descente à plus de 4000 mètres d’altitude, soit environ 4km, 1000 mètres de dénivelé et un sommet à 5200m. Autant dire que même avec la meilleure des conditions physique, le trek reste difficile. (en comparaison le sommet du Mont Blanc est à 4810m)

Dès les premières minutes je sens que cette ascension va être difficile, l’oxygène se raréfie, le froid est glacial. Il est possible de le faire à cheval, on en croise tout au long de la montée, mais ils ne montent pas au sommet. Pendant toute la randonnée le paysage est à couper le souffle (dans les deux sens du terme). on y rencontre des petits alpagas sauvages tout poilus et tout mignons. La région est restée très authentique, et les populations locales y vivent notamment grâce aux élevages de lamas et d’alpagas.

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Au sommet la vue à 360° est inqualifiable et nous laisse sans voix. La nature crée des merveilles et celle ci est subjuguante. Malgré la difficulté du trek je le referais bien 100 fois pour revivre cet émerveillement. Ce qui est incroyable c’est la manière dont les couleurs se superposent, laissant une place linéaire à chacune d’entre elle, donnant l’impression qu’un arc en ciel s’est imprégné sur cette montagne.

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La descente de l’enfer ? clairement si la montée est difficile, la descente l’est encore plus car souvent c’est lors de celle ci que le mal des montagnes est le plus méchant. Les maux de tête se font vraiment ressentir lors de la perte d’attitude notamment sur la route du retour. Il faut alors être vigilant, ne pas négliger celui-ci, boire suffisamment et si nécéssaire prendre un doliprane.

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Si cette randonnée est de loin la plus difficile que je n’ai jamais réalisée c’est également la plus impressionnante. La nature nous révèle ses plus beaux secrets, ses plus belles peintures. Le seul bémol est que de nombreux touristes s’y regroupent et on aimerait tous réaliser des photos donnant l’impression d’être « seul au monde ». Au delà de ça j’espère vraiment que le tourisme de masse ne détruira pas cette montagne mythique si chère aux Quechuas.

Prix : 

  • l’excursion coute environ 80 soles
  • le cheval si vous souhaitez environ 70 soles

Conseils : 

Sachant que le mal des montagnes commence à se faire ressentir à 3000m et s’intensifie au delà, il est important de ne pas négliger celui ci. Des bonbons de coca ou même les feuilles naturelles sont des remèdes efficaces. Veiller également à ce que l’agence propose de l’oxygène. assurez vous d’avoir suffisamment d’eau, il est recommandé de boire un petit peu toutes les 30 minutes. Et surtout il ne faut pas rester plus de 30 minutes au sommet de la montagne.

Dans mon sac :  

Le premier conseil est de prendre un sac léger car la montée est raide, et dans lequel je prends :

de l’eau en quantité suffisante mais ne pas en prendre trop non plus

– de la crème solaire

– une paire de lunettes de soleil

– un snack

L’écharpe, le bonnet et les gants sont indispensables.

Explication scientifique : Les couleurs de la montagne sont le résultat naturel d’une accumulation de sédiments créée au fil des siècles. Au cours des différents mouvements de plaques techniques des ravins se sont formés entre les couches de minéraux. La région possédait une énorme richesse de sédiments minéraux tels que le grès, le halites, le gravier, le calcaires. Ces derniers ont été compilés les uns sur les autres jusqu’à ce qu’ils se présentent sous la forme de couches en fonction du poids de chacune.

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Rainbow Mountain Aout 2018 

2 réponses sur « A la conquête de la Rainbow mountain »

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